12 Recommandations à l’attention des candidates et des candidats (lire le plaidoyer)
La France insoumise invite l’ensemble de ses candidat·es à signer le plaidoyer de la Fondation pour l’enfance.
Les droits des enfants reculent tragiquement en France. Plus de 3000 enfants dorment à la rue. Dans le même temps, la pauvreté progresse. Le taux de pauvreté a atteint son niveau le plus élevé depuis 1996 en 2023, et cette hausse touche particulièrement les enfants.
L’accès à la santé, à une éducation de qualité, à des loisirs, à l’espace public et à une alimentation saine se dégrade à mesure que les services publics, y compris communaux, reculent.
Les communes sont un échelon central pour agir. Elles disposent de nombreux leviers pour combattre la pauvreté infantile, le mal-logement, les violences, la détérioration de la santé physique et mentale. Ces chantiers sont au cœur de notre projet municipal et rejoignent les axes proposés par la Fondation pour l’Enfance : une commune qui protège réellement, qui investit dans ses services publics, et qui met l’enfance au centre des choix budgétaires, urbains et sociaux.
La France insoumise partage la majorité des recommandations que vous mettez en avant, qui figurent pour l’essentiel dans notre projet municipal.
Axe 1 : Assurer la participation des enfants aux décisions publiques qui les concernent
Le droit à l’information, l’expression et la participation des enfants aux décisions qui les concernent sera au cœur de l’action communale insoumise. Ces droits sont essentiels : les enfants ne sont pas que des personnes vulnérables à protéger, ce sont aussi des sujets politiques que nous devons considérer en tant que tels, et à qui nous devons donner les moyens de participer à la vie de la cité.
Axe 2 : Aménager des villes « à hauteur d’enfant », respectueuses de leurs besoins et de leurs droits
Les droits et les besoins des enfants seront une priorité des politiques insoumises d’aménagement urbain. Le fait de pouvoir accéder à l’espace public, de disposer d’aménagements dédiés et adaptés pour y être en sécurité et autonome sera un pilier de notre projet communal. Nous bâtirons des villes à hauteur d’enfant et mettrons au cœur de nos projets les impératifs de bifurcation écologique, qui touchent directement les enfants en tant que personnes vulnérables et générations futures.
Axe 3 : Assurer la sécurité de l’enfant dans tous les lieux où il est accueilli
Les scandales des crèches privées lucratives People and Baby, l’affaire Bétharram, les violences dans le périscolaire et les multiples scandales qui impliquent des lieux d’accueil en protection de l’enfance doivent provoquer un sursaut politique. Il y a urgence absolue à assurer la sécurité des enfants partout où ils sont accueillis, accompagnés, soignés, éduqués, placés. Nous prenons cet enjeu très au sérieux et sommes prêts à y consacrer les moyens nécessaires, au niveau national et communal. À cet effet, nous privilégions une approche centrée sur la prévention et la formation, qui refuse la logique de surenchère pénale.
Axe 4 : Instaurer une culture de la communauté éducative au sein de la vie municipale
Nous partageons l’objectif de construire une vie municipale riche où l’éducation et le soin des enfants ont une place centrale. Notre projet municipal vise à valoriser et soutenir les liens concrets de solidarité et d’entraide, entre parents et tous les membres de la communauté éducative, au service du respect des droits des enfants.
Enfin, nous tenons à souligner deux volets de notre programme municipal qui complètent les axes que vous proposez.
Premièrement, les moyens publics. Faire de l’enfance une priorité communale transversale exige des engagements budgétaires clairs : nous refuserons l’austérité locale (et celle imposée par l’État) dès lors qu’elle réduit les services destinés aux enfants et à leurs familles. Nous ferons du renforcement des services publics municipaux une priorité, notamment pour les écoles, les crèches, les cantines, le périscolaire, les centres de loisirs et les services de santé communaux. Nous passerons en régie publique les services essentiels aux enfants (cantines, eau) pour garantir leur accès universel et les protéger des logiques de rentabilité.
Deuxièmement, la lutte contre la pauvreté infantile. Elle a augmenté de 2,6 points en dix ans, atteignant son plus haut niveau depuis 1996 : elle doit donc guider nos politiques communales. Nous instaurerons la gratuité immédiate de la cantine pour les enfants des familles sous le seuil de pauvreté, puis étendrons progressivement cette gratuité au périscolaire, aux centres de loisirs et aux activités sportives et culturelles. Nous mettrons en place un plan communal de lutte contre la pauvreté incluant des réponses dédiées aux enfants, et agirons sur le logement (développement du logement public et social, encadrement des loyers quand c’est possible, lutte contre l’habitat indigne et les marchands de sommeil) pour que plus aucun enfant ne dorme dehors dans les communes insoumises. Nous proposerons des colis repas et vêtements, soutiendrons les épiceries sociales et solidaires (subventions, locaux) et prendrons des arrêtés municipaux interdisant les coupures d’eau et d’énergie.

