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Charte Coalition Eau

Liste des questions

7 propositions en faveur d’un accès universel à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène (lire les recommandations de la Coalition)

La France insoumise invite l’ensemble de ses candidat·es à porter les engagements de la Coalition eau en faveur de l’accès universel à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène.

L’eau est un bien commun, vital et universel. En France aussi, ce droit est loin d’être garanti pour toutes et tous : selon la Coalition Eau, environ 400 000 personnes ne seraient pas raccordées à des services d’eau et d’assainissement, tandis que la précarité frappe particulièrement les personnes sans domicile et celles vivant en habitats de fortune (squats, bidonvilles, campements).  Même quand l’eau est disponible, son accès peut devenir une charge. 

À cela s’ajoutent de fortes inégalités territoriales. Dans les Outre-mer, la réalité est parfois celle d’une crise permanente : à Mayotte, la crise 2023-2024 s’est traduite par des tours d’eau et des coupures encore en vigueur 1 jour sur 3 à certains moments, révélant une vulnérabilité structurelle de l’accès à l’eau.  

Cette situation est inacceptable. Elle appelle une réponse locale forte, car les communes et intercommunalités disposent de leviers décisifs : tarification sociale et progressive, transparence et maîtrise publique, raccordement des lieux de vie informels et précaires, lutte contre le non-recours, investissement dans les réseaux et l’assainissement, participation citoyenne. C’est le sens de la démarche de la France insoumise : faire des élections municipales un levier concret de justice sociale et de planification écologique, pour que le droit à l’eau ne reste pas un principe, mais devienne une réalité.

Nous soutenons pleinement les propositions que la charte de la Coalition eau met en avant et leurs déclinaisons concrètes :

  • Réaliser un diagnostic territorial sur l’accès à l’eau potable : obligation, calendrier et plan d’action.

  • Garantir un tarif d’eau potable et d’assainissement abordable : outiller une véritable politique sociale de l’eau.

  • Garantir un accès à l’eau effectif sur l’ensemble de leur territoire : agir sur l’accès réel, y compris pour les situations de précarité.

  • Renforcer le financement des « services d’eau essentiels » : sécuriser l’investissement et la solidarité.

  • Développer le financement de la solidarité internationale des collectivités locales : mobiliser les leviers existants et coopérer entre collectivités.

  • Renforcer la participation citoyenne et la démarche partenariale : co-construction, transparence et démocratie de l’eau.

Nous souhaitons  ajouter quelques éléments sur un aspect des modalités de mise en œuvre,  pour aller plus loin que les recommandations :

Sur la tarification (B) : la recommandation reste muette sur l’application du droit humain universel à l’accès à l’eau et à l’assainissement par la gratuité, indépendamment des revenus, d’un nombre de m3 par an déterminé démocratiquement, ce qui implique un tarif fortement progressif (comme celui mis en place par le maire insoumis de Grabels à l’échelle de l’agglomération dont il est vice-président en charge de l’eau et de l’assainissement).