Le 3 mars marque la journée mondiale de la vie sauvage, l’occasion d’un état des lieux de la vie animale et de la flore dans le monde[1].
L’activité humaine responsable de l’extinction des espèces
En France comme ailleurs, les activités humaines sont responsables de la détérioration de la nature. Si le changement climatique est la raison essentielle du déclin des espèces, nos modèles de production et de consommation détruisent depuis longtemps la biodiversité. Les transports, la surexploitation des terres, l’élevage intensif, la surpêche, la déforestation polluent et détruisent les sources de vie essentielles aux animaux, sur terre et dans les mers. Des écosystèmes nombreux et variés sont pourtant nécessaires au bien-être de la planète, des animaux et des humains[2].
Lorsque les habitats sont détruits, les animaux disparaissent
Ces 100 dernières années ont vu la dégradation et la destruction des milieux de vie les plus divers comme les haies, les terres humides et les forêts, mais aussi les océans et les rivières, entraînant ainsi un déclin massif des populations d’animaux sauvages[3]. L’effondrement de la biodiversité représente l’une des plus grandes menaces pour la planète et les équilibres du vivant. Heureusement, les études montrent qu’une espèce protégée voit ses populations se développer à nouveau.
Quelques chiffres[4]
Dans le monde :
- 73 % de diminution des populations d’animaux sauvages en 50 ans
- 4 % des vertébrés sont des animaux sauvages (mammifères, amphibiens, oiseaux, reptiles et poissons)
- 90 % de l’abrasion des fonds marins est causée par les grands chaluts et sennes de fond[5]
La France et ses territoires ultramarins présentent une grande diversité naturelle, nous sommes aussi le 6e pays au monde à abriter le plus grand nombre d’espèces menacées[6].
- 10 % des récifs coralliens sont situés en France
- 80 % de la biodiversité française se trouve dans les territoires d’outre-mer
- 70 % des haies ont disparu en 70 ans
- 50% des zones humides ont été détruites en un siècle
Le programme de la France insoumise pour l’harmonie des êtres humains avec la nature
Les parlementaires de la France insoumise luttent à l’Assemblée nationale et au Parlement européen contre les lois écocides, telle que la loi Duplomb[7], ou les accords de libre-échange tel que le Mercosur. La France insoumise place au cœur de son programme la planification écologique pour transformer nos modes de production et de consommation, pour protéger nos écosystèmes et respecter la vie sauvage. À la France insoumise, nous considérons que le progrès de la condition humaine est indissociable du progrès de la condition animale. Aussi notre programme propose de :
- Inscrire dans la Constitution d’une 6e République le droit des animaux à être protégés
- Sortir de l’élevage intensif et de la pêche industrielle
- Réduire de 50 % notre consommation de protéines d’origine animale et démocratiser un régime alimentaire beaucoup plus riche en protéines végétales
- Planifier et accompagner la reconversion des agriculteur·ices vers une agriculture non polluante, libérée des pesticides et encourager, soutenir et accompagner la reconversion de celles et ceux qui le souhaitent vers des productions végétales ou d’autres métiers
- Sauver les trésors de biodiversité des Outre-mer en renforçant les moyens d’étude et de protection des espèces animales et végétales
- Organiser une grande réforme de la chasse qui comporte la révision de la liste des espèces chassables et des périodes de chasse, pour instaurer des jours sans chasse les week-ends, les jours fériés et durant les vacances scolaires
- Interdire l’exploitation des animaux sauvages dans les cirques et les delphinariums, la corrida
- Donner les moyens humains et financiers nécessaires à la lutte contre le braconnage [8].
La préservation de la vie sauvage est un enjeu international, la France y joue un rôle important, elle doit montrer l’exemple.
[1] Organisation des Nations unies, 3 mars Journée mondiale de la vie sauvage, https://wildlifeday.org/fr
[2] Convention sur la diversité biologique, Cadre Mondial de la biodiversité de Kunming à Montréal, Montréal, Canada, UNEP (no CBD/COP/15/L25), 18 décembre 2022, basée sur les constats scientifiques publiés par l’IPBES, https://www.cbd.int/doc/c/0bde/b7c0/00c058bbfd77574515f170bd/cop-15-l-25-fr.pdf
[3] WWF, Rapport planète vivante 2024, https://www.wwf.fr/sites/default/files/doc-2024-10/Rapport Planete Vivante 2024 – WWF France.pdf
[4] idem
[6] WWF, Rapport France biodiversité 2025 https://www.wwf.fr/rapport-biodiversite-france
[7] Non, c’est Non, monsieur Duplomb, pétition en ligne, https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5103[8] La liste exhaustive de nos mesures est consultable ici : https://programme.lafranceinsoumise.fr/programme2025/livre/

