Le mercredi 4 février 2026 est la journée mondiale des intelligences animales. Une occasion d’apprécier et de respecter les multiples formes d’intelligence des animaux : cognition, empathie, relations sociales, solidarité, adaptabilité, entre autres. En France, malgré la reconnaissance des autres animaux comme êtres sensibles, le droit continue de les considérer comme des biens plutôt que comme des personnes dotées de leur propre intelligence.
Qu’est-ce que l’intelligence animale ?
La tendance à comparer les animaux à l’aune des capacités humaines conduit souvent à une hiérarchisation implicite des formes d’intelligence. Ce biais s’imprègne fortement dans la perception humaine, chacun ayant souvent pour seule référence leur propre expérience du processus cognitif, et donc peu d’intuition pour comprendre l’expérience de l’autre. Cette approche produit une vision réductrice des capacités animales, éloignée de ce que révèlent aujourd’hui les observations scientifiques : apprentissage, mémoire, résolution de problèmes, cognition sociale, émotions et parfois même usage d’outils.
La reconnaissance et le respect des différentes formes de cognition animale n’impliquent pas la dégradation de la place humaine. Au contraire, c’est en respectant l’ensemble de son écosystème que l’humain peut atteindre l’harmonie avec la nature.
Agissons pour la solidarité avec tout le vivant
Consciente de ces enjeux, la France insoumise propose de réconcilier l’humain et l’animal. À cette fin, les autres animaux ne doivent plus être vus comme simple matière première des biens capitalistes, mais comme des personnes cohabitantes des humains dans tous les milieux que nous occupons. Dans le cadre de la 6e République, la France insoumise propose de constitutionnaliser le droit des animaux à être protégés, mais aussi :
- de mettre fin à l’élevage intensif et à toutes les pratiques cruelles qui y sont liées ;
- de réduire de 50 % la consommation de protéines animales ;
- d’imposer au moins un menu végétarien hebdomadaire dans toute la restauration collective ;
- de sensibiliser les citoyen·nes à une alimentation intégrant davantage de protéines végétales ;
- de mettre fin aux pratiques de chasse et de pêche cruelles ;
- de préserver les espèces animales sauvages ;
- de protéger les animaux de compagnie ;
- et de promouvoir une cohabitation pacifique avec les animaux liminaires.
Nous devons avancer résolument vers une société d’harmonie qui repense notre rapport aux animaux, qui prenne en compte leur sensibilité et préserve leur environnement.

