Le capitalisme est responsable du chaos écologique. Nous devons faire bifurquer nos économies pour les mettre en accord avec les limites planétaires qui définissent les conditions d’existence de l’espèce humaine. Alors, nous devons reprendre la main sur ce que nous produisons, comment nous consommons et pourquoi nous échangeons. Cet impératif se résume d’un objectif, celui de la règle verte : ne pas prélever sur la nature plus qu’elle ne peut reconstituer. Plutôt que la prétendue main invisible du marché, ce sont nos décisions conscientes, collectives et informées qui doivent nous guider. Nous devons reprendre le pouvoir sur notre propre futur plutôt que de le laisser à la merci des destructions du capital. Cela se nomme : planification écologique. Parce qu’elle nécessite une discussion démocratique sur les besoins et les capacités, sur le souhaitable et le possible, elle s’appuie nécessairement sur les communes. Mais aussi, bon nombre de ses objets font partie du champ d’intérêt communal : les sols, les bâtiments, l’alimentation, les déchets, l’eau et tant de choses encore. La commune peut être la forge d’une culture de la planification écologique. Et l’ouverture, l’expérimentation, et l’application de la planification écologique instaurent une véritable révolution de l’action municipale.
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