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Commencer la planification écologique

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Commencer la planification écologique

Le capitalisme est responsable du chaos écologique. Nous devons faire bifurquer nos économies pour les mettre en accord avec les limites planétaires qui définissent les conditions d’existence de l’espèce humaine. Alors, nous devons reprendre la main sur ce que nous produisons, comment nous consommons et pourquoi nous échangeons. Cet impératif se résume d’un objectif, celui de la règle verte : ne pas prélever sur la nature plus qu’elle ne peut reconstituer. Plutôt que la prétendue main invisible du marché, ce sont nos décisions conscientes, collectives et informées qui doivent nous guider. Nous devons reprendre le pouvoir sur notre propre futur plutôt que de le laisser à la merci des destructions du capital. Cela se nomme : planification écologique. Parce qu’elle nécessite une discussion démocratique sur les besoins et les capacités, sur le souhaitable et le possible, elle s’appuie nécessairement sur les communes. Mais aussi, bon nombre de ses objets font partie du champ d’intérêt communal : les sols, les bâtiments, l’alimentation, les déchets, l’eau et tant de choses encore. La commune peut être la forge d’une culture de la planification écologique. Et l’ouverture, l’expérimentation, et l’application de la planification écologique instaurent une véritable révolution de l’action municipale.

Ce qui peut changer dès la première année de mandat :
  • Établir avec les habitant·es, durant la première année de mandat, un état des lieux des sources d’émissions de gaz à à effet de serre, des pollutions, de la production de déchets, de l’état de la biodiversité et de l’artificialisation des terres sur le territoire communal et intercommunal
  • Développer un service d’accompagnement des particuliers pour la rénovation thermique de leur logement : montage de dossiers, recherche de subventions et si possible versement d’un complément financier
  • Réduire la tarification des transports en commun pour aller vers la gratuité en commençant par les moins de 25 ans, les privé·es d’emploi et les usager·es disposant de faibles revenus, et sans réduction de l’offre
  • Proposer à chaque collégien·ne et lycéen·ne de la commune ou de l’intercommunalité la mise à disposition d’un vélo sous condition d’avoir suivi une formation sur la circulation en milieu urbain
  • Décréter un moratoire sur l’application des ZFE (Zones à Faibles Émissions) tant que le déploiement des alternatives à la voiture pour se déplacer ne sera pas suffisant
  • Adopter un plan canicule recensant et prévoyant des lieux d’accueil adaptés, notamment pour les personnes vulnérables : personnes âgées, jeunes enfants, femmes enceintes, personnes en situation de handicap, sans domicile fixe
  • Lutter contre la pollution lumineuse : extinction hors temps d’activité – sauf cas exceptionnel – des éclairages des boutiques, magasins, bureaux, etc. ; éclairages à la demande et à détection de mouvement