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1. Commencer la révolution citoyenne

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Commencer la révolution citoyenne

La commune est l’échelon du pouvoir populaire en France. C’est la Grande Révolution, en 1789, qui crée les municipalités pour organiser la vie de la Nation sur une autre base que celle des pouvoirs et dépendances d’Ancien Régime. C’est la Première République, en 1793, qui les nomme, comme pour désigner ce que nous avons en partage : communes. C’est dans les communes insurrectionnelles, à Paris et ailleurs, que les citoyen·nes français·es inventèrent les formes intenses d’engagement populaire permanent qui ont fait la Révolution. En 1871, c’est toujours au nom de la Commune, avec une majuscule, que les révolutionnaires décidèrent de la révocabilité des élu·es, de la citoyenneté active, de la mise sous surveillance des élus par le peuple. Aujourd’hui encore, la France se retrouve sous le joug d’une constitution d’inspiration monarchique pratiquée par des gouvernants qui méconnaissent la souveraineté de son peuple. À nouveau dans notre histoire, les communes doivent être ces lieux où l’on débute la révolution citoyenne. Le nouveau communalisme pratiqué par les insoumis·es dit d’abord : pouvoir au peuple. Il invente et expérimente toutes les façons par lesquelles les citoyen·nes peuvent exercer directement ce pouvoir plutôt que par délégation. Il refuse les privilèges de l’argent et chasse la corruption. Il crée un nid pour faire naître des libertés nouvelles qui bientôt s’étendront à toutes et tous. Il ouvre le chemin pour la Constituante et la 6e République.

Ce qui peut changer dès la première année de mandat :
  • Faire signer aux élu·es une charte dans laquelle ils s’engagent à respecter une votation sur leur révocation dans le cas où 10 % du corps électoral signe une pétition vérifiée le demandant
  • Donner aux citoyen·nes la possibilité d’organiser une pétition qui, si elle réunit au moins 5 % des habitant·es, est défendue en conseil municipal par le citoyen porteur de la pétition et donne lieu à une réponse du conseil. Le conseil est interrompu pour autoriser légalement ce temps d’échange
  • Ouvrir aux habitant·es un temps de questions lors de chaque conseil municipal
  • Garantir un véritable contrôle citoyen de la gestion des services publics locaux, notamment en ouvrant la commission consultative des services publics locaux (CCSPL) à toutes les associations et aux citoyen·nes qui le souhaitent, avec la possibilité d’auditionner des expert·es et de demander tout document utile
  • Exiger des élu·es qu’ils publient tous leurs rendez-vous avec les représentant·es d’intérêts privés ; refuser cadeaux, gratifications, avantages en nature de toute sorte venant d’entreprises
  • Instaurer un plafond aux indemnités de maire et de président·e d’Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) : pas plus de trois fois le salaire de l’agent·e le moins payé à temps plein
  • Supprimer le recours aux voitures avec chauffeurs et aux voitures de fonction attribuées (remplacées par un parc commun pour la mairie) et instaurer la sobriété dans l’octroi d’avantages matériels aux élu·es (véhicules de fonction, etc.)