La commune est l’échelon du pouvoir populaire en France. C’est la Grande Révolution, en 1789, qui crée les municipalités pour organiser la vie de la Nation sur une autre base que celle des pouvoirs et dépendances d’Ancien Régime. C’est la Première République, en 1793, qui les nomme, comme pour désigner ce que nous avons en partage : communes. C’est dans les communes insurrectionnelles, à Paris et ailleurs, que les citoyen·nes français·es inventèrent les formes intenses d’engagement populaire permanent qui ont fait la Révolution. En 1871, c’est toujours au nom de la Commune, avec une majuscule, que les révolutionnaires décidèrent de la révocabilité des élu·es, de la citoyenneté active, de la mise sous surveillance des élus par le peuple. Aujourd’hui encore, la France se retrouve sous le joug d’une constitution d’inspiration monarchique pratiquée par des gouvernants qui méconnaissent la souveraineté de son peuple. À nouveau dans notre histoire, les communes doivent être ces lieux où l’on débute la révolution citoyenne. Le nouveau communalisme pratiqué par les insoumis·es dit d’abord : pouvoir au peuple. Il invente et expérimente toutes les façons par lesquelles les citoyen·nes peuvent exercer directement ce pouvoir plutôt que par délégation. Il refuse les privilèges de l’argent et chasse la corruption. Il crée un nid pour faire naître des libertés nouvelles qui bientôt s’étendront à toutes et tous. Il ouvre le chemin pour la Constituante et la 6e République.
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