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3.

Fortifier l’entraide

Le nouveau communalisme insoumis veut participer à construire une société où l’on se repose d’abord sur la force de l’entraide, et non de la concurrence, pour que chacun voit ses besoins satisfaits. Le néolibéralisme en perte de vitesse se radicalise. Ses adeptes détruisent, avec un zèle fanatique, tout ce qui est collectif : services publics, école, hôpital, sécurité sociale, droits sociaux. Ils promeuvent, au contraire, la division, l’égoïsme, la guerre de tous contre tous : tout ce qui mine de l’intérieur et détruit la société. Bien sûr, les communes ne peuvent pas se substituer à l’État pour relever l’école ou l’hôpital public, pour remettre les moyens là où ils ont été retirés. Mais dans le passé, elles ont déjà joué le rôle d’incubateur de solidarité. Depuis le début du 20e siècle, elles ont vu commencer l’extension du domaine du service public, l’invention du logement HLM, la création des premières mutuelles ouvrières ou encore l’expérimentation du RMI (devenu RSA). Aujourd’hui à nouveau, elles peuvent jouer ce rôle pour rétablir et fortifier l’entraide. On peut y étendre au maximum des capacités, le domaine du commun pour l’éducation, pour la santé, pour le logement, pour l’emploi public. On peut montrer la voie dans les politiques d’éradication de la misère et du manque. On peut imaginer des nouveaux rapports aux autres et à la propriété.

Ce qui peut changer dès la première année de mandat :
  • Proposer, en lien avec les associations, des colis repas et vêtements pour les familles populaires, les jeunes et les personnes âgées
  • Lancer une revue générale de toutes les délégations de services publics au secteur privé (DSP) et de tous les partenariats publics privés (PPP) afin de déterminer un plan de retour en régie publique, en commençant par les communs essentiels comme l’eau et l’assainissement, la production d’énergies renouvelables, les transports en commun ou la gestion des déchets
  • Créer une mission d’audit citoyen des services publics pour évaluer les services publics communaux et leur accessibilité, formée d’élu·es de la majorité et de l’opposition, de citoyen·nes des conseils de quartier et de citoyen·nes tirés au sort
  • Mettre en place les 32h pour les agents soumis à des travaux pénibles, du travail de nuit ou le dimanche
  • Lutter contre les marchands de sommeil en mettant en oeuvre le « permis de louer » (autorisation préalable de mise en location), développer les contrôle d’hygiène et de salubrité dans les logements privés par l’embauche d’inspecteurs et d’inspectrices en nombre suffisant
  • Créer des cellules de défense des locataires, incluant les logements étudiants et foyers de jeunes travailleurs, pour obtenir des arrêtés d’insalubrité de la part de la Préfecture obligeant le bailleur ou le propriétaire à agir
  • Attribuer les logements sociaux de manière transparente en transformant le « quota du maire » en quota du conseil municipal, soumis à discussion après élaboration d’une grille claire de critères pour mettre fin au clientélisme
  • Définir une « charte promoteur » indiquant le prix de vente moyen maximum et la grille de prix en application, imposant des normes écologiques et d’inclusion pour toute nouvelle construction, donnant priorité d’acquisition aux demandeurs de la commune, précisant la typologie et les surfaces de logement souhaitées et des clauses anti spéculatives
  • Instaurer la gratuité de la cantine en commençant par renforcer la progressivité des tarifs pour les petits revenus et la gratuité immédiate pour les familles en dessous du seuil de pauvreté
  • Allouer à tous les élèves une dotation standard de fournitures scolaires gratuites