Le nouveau communalisme insoumis veut participer à construire une société où l’on se repose d’abord sur la force de l’entraide, et non de la concurrence, pour que chacun voit ses besoins satisfaits. Le néolibéralisme en perte de vitesse se radicalise. Ses adeptes détruisent, avec un zèle fanatique, tout ce qui est collectif : services publics, école, hôpital, sécurité sociale, droits sociaux. Ils promeuvent, au contraire, la division, l’égoïsme, la guerre de tous contre tous : tout ce qui mine de l’intérieur et détruit la société. Bien sûr, les communes ne peuvent pas se substituer à l’État pour relever l’école ou l’hôpital public, pour remettre les moyens là où ils ont été retirés. Mais dans le passé, elles ont déjà joué le rôle d’incubateur de solidarité. Depuis le début du 20e siècle, elles ont vu commencer l’extension du domaine du service public, l’invention du logement HLM, la création des premières mutuelles ouvrières ou encore l’expérimentation du RMI (devenu RSA). Aujourd’hui à nouveau, elles peuvent jouer ce rôle pour rétablir et fortifier l’entraide. On peut y étendre au maximum des capacités, le domaine du commun pour l’éducation, pour la santé, pour le logement, pour l’emploi public. On peut montrer la voie dans les politiques d’éradication de la misère et du manque. On peut imaginer des nouveaux rapports aux autres et à la propriété.
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