Engager la bifurcation énergétique : sobriété et énergies renouvelables
La bifurcation énergétique est au cœur de la planification écologique. Les conséquences d’un monde où le réchauffement climatique dépasserait les +2° en moyenne seraient désastreuses. C’est pourquoi il faut rompre avec le pilotage de notre consommation énergétique par le marché et le capital fossile. Des communes insoumises devront montrer que c’est possible. C’est aussi un impératif d’urgence sociale. 8 millions de logements en France sont des passoires thermiques. Un ménage sur cinq, d’après la Fondation pour le Logement des défavorisés, souffre de la précarité énergétique. Notre communalisme agira sur trois leviers. D’abord, la sobriété planifiée et juste, c’est-à-dire touchant en priorité les usages luxueux, ostentatoires et inutiles de l’énergie. Ensuite, l’électrification des usages de l’énergie en matière de transport, de chauffage, etc. Enfin, le développement local des énergies renouvelables.
Précisions méthodologiques :
<
- La boîte à outils programmatique insoumise pour les municipales n’a pas vocation à remplacer le programme de chaque liste soutenue par la France insoumise dans les communes.
- Les insoumis·es ont adopté à l’occasion de leur Assemblée représentative de décembre 2024, 9 garanties programmatiques qui constituent les points de programme qui doivent absolument être présents dans un programme municipal pour qu’il soit soutenu par la France insoumise.
- La présente boîte à outils a vocation à lister, thème par thème, les mesures qui peuvent constituer un programme de rupture complet et couvrant tous les domaines de l’action publique municipale. Elle est à la disposition des insoumis·es pour les aider et les guider dans le travail programmatique local, qu’elle ne remplace pas.
- Dans le but d’aider à constituer des programmes « prêt à gouverner », chaque mesure (407 en tout) est accompagnée de précisions sur le type de commune qu’elle concerne (petites communes / moyennes communes / grandes communes / toutes communes), sur le partage des compétences entre niveau communal et intercommunal, sur le coût desmesures
–
–
–
Bien sûr, toutes ces qualifications sont des estimations.
- Les insoumis·es comptent déjà dans leurs rangs des élu·es locaux. Là où ils sont, ils tâchent de mettre en place des politiques de rupture. Quelques exemples de ce que ces élu·es font sont disséminés dans la boîte à outils.
- Un programme municipal se déploie sur un mandat de 6 ans. Certaines ruptures proposées par les insoumis·es mettront plusieurs années à être mise en œuvre, même si tout commencera à l’être dès le premier jour. Mais d’autres peuvent en quelques mois produire des effets notables sur la vie des gens. C’est le sens des mesures regroupées sous la catégorie « Ce qui peut changer dès la première année du mandat » en début de chaque partie. Ces regroupements ne sont pas exhaustifs, ils visent plutôt à montrer très concrètement comment l’étape communaliste de la révolution citoyenne peut faire entrer le pays dans une nouvelle ère politique.
- Adopter un plan de développement des énergies renouvelables s’appuyant sur les associations citoyennes, les coopératives, une société publique locale (SPL) ou une régie publique proposant un tarif social et progressif de l’énergieToutes communes
- Adopter un plan énergétique des bâtiments publics pour, en adéquation avec les besoins, planifier la sobriété des usages, la rénovation thermique, en privilégiant la production d’énergies renouvelables et les matériaux biosourcés quand c’est possibleToutes communes
- Se fixer l’objectif de supprimer le chauffage au fioul, et au gaz en un mandat pour les bâtiments publics, et leur remplacement pour des réseaux de chaleur urbain, des pompes à chaleur ou des chauffages électriquesToutes communes
- Développer les réseaux de chaleur et de froid urbains produits, au maximum, grâce aux énergies renouvelables adaptées aux ressources énergétiques du territoire et avec un mode de gestion 100 % public (régie, SPL) pour donner accès aux habitant·es à une méthode de chauffage plus décarbonée et à des tarifs contrôlés. Systématiser le raccordement aux bâtiments et équipements municipaux les plus consommateurs d’énergie (piscines, écoles, hôpitaux)Moyennes et grandes communes, intercommunalités
- Privilégier les énergies vertes dans les contrats d’approvisionnement de la communeToutes communes
- Développer un service d’accompagnement des particuliers pour la rénovation thermique de leur logement : montage de dossiers, recherche de subventions et si possible versement d’un complément financierMoyennes et grandes communes, intercommunalités
- Dans les communes rurales, faire racheter par la mairie les maisons anciennes pour les rénover et les mettre ensuite en locationPetites communes