Étendre le domaine du commun
Le nouveau communalisme se veut une renaissance du collectivisme. Dans notre histoire, les communes ont beaucoup fait pour inventer le service public à la française. Les services publics culturels, sportifs, de transport ou le logement public ont été d’abord mis en place par le socialisme et le communisme municipal. Aujourd’hui, c’est autour de l’insoumission municipale de prendre le relai pour étendre le domaine du commun.
Précisions méthodologiques :
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- La boîte à outils programmatique insoumise pour les municipales n’a pas vocation à remplacer le programme de chaque liste soutenue par la France insoumise dans les communes.
- Les insoumis·es ont adopté à l’occasion de leur Assemblée représentative de décembre 2024, 9 garanties programmatiques qui constituent les points de programme qui doivent absolument être présents dans un programme municipal pour qu’il soit soutenu par la France insoumise.
- La présente boîte à outils a vocation à lister, thème par thème, les mesures qui peuvent constituer un programme de rupture complet et couvrant tous les domaines de l’action publique municipale. Elle est à la disposition des insoumis·es pour les aider et les guider dans le travail programmatique local, qu’elle ne remplace pas.
- Dans le but d’aider à constituer des programmes « prêt à gouverner », chaque mesure (407 en tout) est accompagnée de précisions sur le type de commune qu’elle concerne (petites communes / moyennes communes / grandes communes / toutes communes), sur le partage des compétences entre niveau communal et intercommunal, sur le coût desmesures
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Bien sûr, toutes ces qualifications sont des estimations.
- Les insoumis·es comptent déjà dans leurs rangs des élu·es locaux. Là où ils sont, ils tâchent de mettre en place des politiques de rupture. Quelques exemples de ce que ces élu·es font sont disséminés dans la boîte à outils.
- Un programme municipal se déploie sur un mandat de 6 ans. Certaines ruptures proposées par les insoumis·es mettront plusieurs années à être mise en œuvre, même si tout commencera à l’être dès le premier jour. Mais d’autres peuvent en quelques mois produire des effets notables sur la vie des gens. C’est le sens des mesures regroupées sous la catégorie « Ce qui peut changer dès la première année du mandat » en début de chaque partie. Ces regroupements ne sont pas exhaustifs, ils visent plutôt à montrer très concrètement comment l’étape communaliste de la révolution citoyenne peut faire entrer le pays dans une nouvelle ère politique.
- Lancer une revue générale de toutes les délégations de services publics au secteur privé (DSP) et de tous les partenariats publics privés (PPP) afin de déterminer un plan de retour en régie publique, en commençant par les communs essentiels comme l’eau et l’assainissement, la production d’énergies renouvelables, les transports en commun ou la gestion des déchetsToutes communes
- Installer des comités des usagers des services publics délibérant sur leurs évolutions et les choix qui les concernent, associant usager·es, agents et élu·esToutes communes
- Créer une mission d’audit citoyen des services publics pour évaluer les services publics communaux et leur accessibilité, formée d’élu·es de la majorité et de l’opposition, de citoyen·nes des conseils de quartier et de citoyen·nes tirés au sortToutes communes
- Organiser la transition vers le logiciel libre pour l’administration municipale, intercommunale et les écolesToutes communes
- Limiter le recours à des cabinets de consultants hors de prix en développant l’emploi scientifique (thèses CIFRE, contrats de volontariat territorial en administration, etc.) et en recourant aux expertises publiques mises à disposition des collectivités (CEREMA, ONF, ADEME, CSTB)Toutes communes
- Développer les services de traduction pour l’accès aux services publicsMoyennes et grandes communes